https://vie-etudiante.uqam.ca/

http://www.uqam.ca/|logo_uqam_couleur-blanc.svg|UQAM, Université du Québec à Montréal|38



Université du Québec à Montréal|etudiant|http://www.etudier.uqam.ca/

Services à la vie étudiante


Chercher dans ce site


sve@uqam.ca



Mais pourquoi suis-je stressé?

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir envahi de stress sans comprendre ses déclencheurs? Cela peut être déstabilisant.  Vous avez alors l’impression de perdre le contrôle et cela peut même augmenter votre stress initial.

Bien identifier les sources du stress vécu est une étape essentielle pour trouver ensuite les bonnes stratégies, directement reliées à ses causes, pour mieux y faire face.  Dans le dossier Mieux vivre le stress, nous présentons 10 stratégies reconnues pour mieux vivre ce stress et en faire votre allié.  Mais avant, regardons de plus près les déclencheurs du stress.

Les déclencheurs de stress ou stresseurs, peuvent être parfois des situations externes bien identifiables.  Cela peut être par exemple, du stress scolaire (examen, présentation orale, remise de travail etc.), du stress financier (difficultés à payer son loyer, dette d’études etc.), ou même du stress relationnel (tensions, chicanes, difficultés à créer des liens, rupture etc.).  Parfois, ce n’est pas chaque stresseur en soi qui explique l’ampleur du stress vécu mais bien le cumul des différents stresseurs auxquels la personne fait face.  Les périodes de changement en sont de bons exemples. 

Cependant, il faut savoir que les mêmes stresseurs ne déclenchent pas les mêmes réactions chez chacun de nous.  En effet, nous réagissons tous différemment à des situations externes semblables, selon notre personnalité, notre façon de penser et d’interpréter ces événements.  Les stresseurs et leur impact sur nous, sont donc souvent déterminés par des facteurs individuels qui sont plus difficiles à identifier.

La façon de percevoir les événements influence directement notre niveau de stress 

Il est bien connu que nous faisons quotidiennement des erreurs d’interprétation des situations, appelées aussi des distorsions cognitives. Par exemple, une personne pourrait interpréter qu’une mauvaise note signifie qu’elle n’est pas assez intelligente pour être à l’université. Si ce type de distorsions de la réalité intervient régulièrement dans nos évaluations, elles peuvent nous amener à vivre un stress important.  C’est donc davantage ces distorsions de la réalité qui augmentent la réponse de stress plutôt que la situation en tant que telle. 

Les croyances qu’on entretient face à soi et aux autres sont une autre forme de distorsion de la réalité. Elles peuvent aussi nous causer beaucoup de stress.  Ces croyances sont des interprétations généralisées que nous prenons pour des faits.  Elles sont plus globales et souvent plus ancrées en nous, que les distorsions cognitives qui sont plus ponctuelles.  Voici des exemples de croyances : « je ne suis pas une personne intéressante », « je suis paresseux », « Les autres sont dangereux et je dois donc m’en méfier », « ça n’ira jamais mieux, je ne gère pas bien le stress », « Il y a de graves conséquences à se tromper ».   Ces croyances, souvent inconscientes pour la personne qui les entretient, influencent sa perception des situations et donc peuvent générer beaucoup de stress. 

L’impression d’un manque de contrôle sur les événements est aussi une autre source importante de stress.  La majorité des gens ne sont très à l’aise avec l’incertitude de la vie.  Toutefois, pour certaines personnes, l’incertitude est tout simplement intolérable et inacceptable et cette manière de voir la vie leur occasionne beaucoup de stress. 

Finalement, le fait de croire que le stress est mauvais et qu’on ne devrait pas en vivre, est aussi un autre élément pouvant devenir une source de stress.  En effet, beaucoup de gens croient que pour bien « gérer » son stress, on doit le contrôler.  Cela signifie bien souvent pour eux, de ne pas en vivre.  Alors, dès qu’ils ressentent les manifestations du stress, ils ne s’inquiètent plus juste de la source initiale de ce stress (par exemple, un examen) mais s’inquiètent d’en ressentir et cela devient un cercle vicieux difficile à faire cesser. Ils deviennent stressés d’être stressés ! 

Heureusement, le fait de bien identifier nos stresseurs, que ceux-ci soient plus externes et facilement identifiables (un examen) ou liées à notre interprétation de la réalité (« si j’étais intelligent, je ne serais pas stressé pour cet examen ») permet de trouver les stratégies pouvant nous permettre de mieux vivre ce stress et même parfois, d’en faire notre allié!

Se poser des questions quand on est stressé

Il est possible de bien cerner les sources de notre stress en se posant des questions. Ainsi, je peux me demander de quoi j’ai peur.  Je peux ensuite pousser plus loin mon questionnement en me demandant, à chaque réponse donnée, pourquoi ça me fait peur.  Ainsi, si j’ai peur d’échouer ma présentation orale, je peux me demander : « si je l’échoue, de quoi j’ai peur? » etc… jusqu’à ce que j’arrive à la source de ma peur. Dans l’exemple qui suit, Amélie et Lydia ont des raisons bien différentes d’être stressées avant leurs présentations orales.

Pour Amélie, son stress vient du fait qu’elle est convaincue qu’elle n’est pas assez intelligente pour être à l’université.  Cette présentation, comme toutes les évaluations, devient donc pour elle, une sorte de test, de verdict, qui déterminera, dans sa perception, si elle est apte ou non aux études.  Pour Lydia, le stress vécu vient du fait qu’elle craint de devenir rouge durant sa présentation et alors, que les autres voient qu’elle est stressée.  Elle craint que si on perçoit qu’elle est stressée, elle sera tellement embarrassée qu’elle ne pourra le supporter.    

Notre façon d’interpréter les situations influencent donc grandement notre réaction à ces situations.  Et il est essentiel de bien comprendre nos sources de stress pour bien choisir les stratégies à utiliser pour mieux vivre avec ce dernier.

Retour en haut de page