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Développer sa souplesse émotionnelle

J’accepte mes émotions même lorsqu’elles sont difficiles

Ressentir des émotions, ça fait partie de la vie. Cependant, nous avons tendance à croire qu’il est possible de contrôler nos émotions. Il est normal de tenter de s’éloigner d’émotions souffrantes ou difficiles, c’est humain. Toutefois, quiconque n’a jamais essayé d’arrêter de ressentir une émotion ou d’arrêter de penser à quelque chose a bien réalisé l’impossibilité de la chose. Avoir le contrôle sur nos émotions est non seulement impossible, mais potentiellement nuisible, parce que cela nous empêcherait d’avoir accès à une source d’information essentielle sur nous-mêmes et nos besoins. De plus, comme c’est impossible, nous risquerions de nous juger du fait de ressentir tout de même ces émotions, ce qui ne ferait qu’accentuer la détresse ressentie.

La souplesse émotionnelle est donc plutôt la capacité d’accueillir ses émotions, même quand elles sont douloureuses sans tenter de les contrôler. Durant une période comme la pandémie, qui génère beaucoup d’émotions de tout sorte, il est important d’être capable de les accepter, de les comprendre afin de les normaliser. Ce processus est associé à une plus grande résilience.


Comment augmenter sa souplesse émotionnelle?

  • Accepter de ressentir des émotions, même celles qui sont douloureuses ou moins nobles.
  • Se rappeler que les émotions sont éphémères. Tenter de constamment les chasser ne fait que ralentir et nuire au processus de régulation de ses émotions.
  • Distinguer une émotion d’un comportement. Par exemple, il peut être normal de ressentir de la jalousie en voyant un ami heureux en couple, surtout suite à une rupture. Cela n’implique pas d’avoir un comportement teinté de cette jalousie.
  • Accepter ses émotions sans jugement. Il ne faut pas se croire égoïste ou une mauvaise personne, si l’on ressent certaines émotions. Celles-ci nous renseignent sur ce que l’on vit. Mieux vaut les accueillir, sans jugement, avec une curiosité bienveillante, comme si elles permettaient d’en apprendre davantage sur quelqu'un qu’on aime beaucoup, c’est-à-dire sur soi-même.

Voici 4 étapes pour vous aider à y parvenir

  1. Ralentir et ressentir ses émotions. Prendre le temps de s’arrêter pour les ressentir dans son corps (souffle court, palpitations, serrement de gorge, etc.). Ne pas tenter de fuir ses émotions, même si cela peut être inconfortable. C’est aussi accepter leur intensité. C’est ici que la personne va se dire: Je ne me sens pas bien, j’ai une boule dans la gorge, j’ai la nausée, mon cœur bat très vite, etc.

  2. Nommer ses émotions. Prendre le temps d’identifier ses émotions en utilisant les bons mots pour les décrire. Il y a souvent plusieurs émotions en même temps. La personne peut, par exemple, se dire: «je ne me sens pas bien parce que je suis triste», «j’ai la nausée parce que j’ai peur et suis inquiet».L’utilisation des mots plus précis aide aussi à nuancer ses émotions. Ainsi, dans le registre de la peur par exemple, on peut se sentir inquiet-e, agité-e, paniqué-e ou terrifié-e.

  3. Accueillir et accepter ses émotions.Accueillir, c’est accepter que ces émotions soient présentes, ne pas lutter contre elle, ne pas se juger de les ressentiret se les approprier. C’est aussi tenter de connaître dans quel contexte ces émotions sont apparues et quelles informations elles donnent sur soi-même, ses besoins, etc. La personne peut alors se dire que c’est normal de ressentir telle ou telle émotion: «il est normal de me sentir triste après toutes ses pertes dues à la Covid-19».

  4. Exprimer ses émotions. Cette étape est importante car elle complète le processus. Après avoir ressenti ses émotions, les avoir identifiées et acceptées, il est alors possible de les exprimer en se laissant aller à pleurer par exemple, en les exprimant aux autres ou en agissant sur la situation. Il est alors possible de prendre les moyens pour améliorer son mieux-être. Communiquer ses émotions à ses proches, c’est aller chercher le soutien de l’autre. Cette solidarité permet de mieux passer au travers des difficultés. De plus, entendre les émotions de ses proches est aussi important, car en plus de démontrer son soutien, cela normalise ses propres émotions.

Obstacles à la régulation des émotions

Plusieurs obstacles peuvent nuire à ces étapes de régulation des émotions. Il peut d’abord être très difficile d’être en contact avec les sensations reliées aux émotions. Cela amènera, par exemple, certaines personnes à s’étourdir avec des activités ou à s’engourdir avec les drogues ou l’alcool. Il peut ensuite être difficile de mettre des mots sur les émotions. Plusieurs crises de colère ou comportements impulsifs sont parfois le résultat d’un manque de mots pour se comprendre et s’exprimer.

Accepter vraiment ses émotions peut aussi être ardu si une personne entretient des croyances négatives sur les émotions. Par exemple, une croyance négative serait de croire que les émotions devraient toujours être rationnelles ou nobles, ou que les émotions fortes sont un signe de faiblesse ou de manque de contrôle. De plus, arriver à faire le lien entre ses émotions et son vécu peut amener un apaisement, car cela permet de mieux se comprendre et donc de moins se juger. Cela peut alors permettre de prendre conscience de besoins qui n’étaient peut-être pas encore identifiés. Finalement, pour certaines personnes, il peut être difficile de se permettre d’exprimer ses émotions, par timidité, par manque de confiance en soi, etc.

semaine 4

Journal de bord

Le pdfjournal de bord se veut un outil pour vous accompagner et vous aider à accepter plus aisément vos émotions. Vous y trouverez les exercices d’auto-observation, de même que le défi associé à cette composante.

journal souplesse

Auto-observation

L’exercice contenu dans le journal de bord vous permettra de prendre conscience de votre capacité actuelle à accueillir et accepter vos émotions et vous permettra de voir, à la lumière des nouvelles informations reçues, les changements que vous souhaitez faire dans votre capacité à mieux les accepter, pour augmenter votre souplesse émotionnelle et votre résilience.

Défi

Pour le défi, on vous suggère d’essayer de faire de la place à vos émotions, même celles qui sont douloureuses plutôt que de tenter de s’en éloigner. Vous pouvez aussi travailler à revoir votre façon de comprendre vos émotions à partir des informations décrites plus haut. Écrivez vos réflexions sur l’exercice dans votre journal de bord.

Ces exercices se veulent volontaires mais si toutefois, en les faisant, vous ressentiez un niveau de détresse qui vous inquiète, nous vous invitons à contacter le service de soutien psychologique des Services à la vie étudiante de l’UQAM.

Pour en savoir plus...consultez la BOÎTE À OUTILS

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